Continuer de penser et d'écrire

Poster moins ? Je n’en disconviens pas. Ecrire moins ? Jamais !

On me suggère de poster un peu moins souvent dans le groupe juste dans le but de donner du temps aux membres non seulement de lire mes postes, mais aussi de les commenter s’ils le désirent bien. Il n’y a pas de meilleures façons, à mon avis, de témoigner de son amour pour le groupe. Tout en voulant remercier publiquement ce membre dont je ne citerai pas le nom, je dirai que c’est plus fort que moi. Oui, c’est plus fort que moi en ce sens que je ne peux m’empêcher d’écrire quand il y a quelque chose d’actualité, surtout s’il y a nécessité de redresser la pente.
Les manifestations des lavalassiens au cours desquelles les biens de gens paisibles qui n’ont rien à voir avec l’élection de Jovnel Moïse étaient détruits, en sont la preuve tangible.
En effet, comment les Haïtiens conséquents, filles et fils du pays peuvent ne pas être tristes et offusqués en écoutant un adulte pleurer comme un bébé parce que sa voiture, l’unique bien qu’il possède a été détruit au cours des dernières manifestations lavalassiennes.
Je sais que certains gens m’en voudront pour ce texte, je m’en fous pas mal. Ce que je veux qu’ils sachent, c’est que je voulais donner une chance aux lavalassiens de prouver qu’ils se soucient du pays et qu’ils ne sont pas des infrahumains. Pendant tout la période des élections, j’avais choisi de ne rien dire et je me suis demandé pourquoi ne pas accorder le bénéfice du doute à tous les enfants d’Haïti de quelque regroupement politique auquel ils appartiennent. 
Une fois de plus ces sans foi ni loi lavalassiens ont montré leur vrai visage. Ils pensent être les seuls qui puissent diriger le pays. Ils agissent comme si ce coin de terre que nos ancêtres nous ont légué leur appartient. Tankou se byen manman yo ak papa yo. Haïti est le pays de Jovnel Moïse, de Jude Célestin, de Clarens Renois, de Jean Charles Moïse, de Jean Bertrand Aristide, de Maryse Narcisse. Haïti est mon pays, le pays des membres des Amis du Savoir et des Connaissances. Oui, Haïti est notre pays à nous et personne n’en détient le titre de propriétaire particulier. 
Beaucoup de partis politiques y compris Fanmi Lavalasse se sont lancés dans la course électorale sans aucun programme politique et estiment qu’ils devaient gagner. A mon avis, le moindre des maux a gagné. L’énigme, c’est que Fanmi Lavalasse s’est misé seulement sur la popularité de l’ancien président Jean Bertrand Aristide pour gagner les élections. Ce qu’ils ne savent pas cependant, c’est que la majorité du peuple a grandi dans ses choix politiques et qu’Aristide n’est plus l’homme le plus populaire d’Haïti.
Si Lavalas veut regagner une place dans le cœur des Haïtiens y compris le mien, il va falloir qu’il renonce à la violence qui a été toujours son cheval de bataille et qu’il fasse de la politique traditionnelle. D’après des informations de bonnes sources, des leaders politiques se seraient réunis chez l’ancien président pour tailler bavette et trouver un modus operandi rien que pour empêcher, par la violence, la proclamation le 29 décembre prochain des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 novembre.
Frères et sœurs de la patrie commune, membres des Amis du Savoir et des Connaissances, la violence que nous avons toujours dénoncée et que nous continuerons de dénoncer tant que nous sommes en vie, ne nous emmènera nulle part. Au contraire, cette violence ne fera qu’enfoncer notre beau pays d’antan dans l’abîme. 
Le peuple est naïf et ne comprend même pas pourquoi il est dans les rues. Je comprends que les précurseurs de notre indépendance prônaient au début le slogan « koupe tèt, boule kay. » Souvenez-vous qu’ils étaient en présence des tyrans français qui n’hésitaient pas de les couper les bras pour donner à leurs chiens quand ils ne pouvaient pas trouver de proie. Ces va-nu-pieds pour lesquels j’ai le plus grand respect étaient témoins oculaires de leurs enfants envoyés en l’air et attrapés au moyen de piques. Ces mêmes immortels ont dû malgré eux couper la tête de leurs proches enterrés vivant à l’exception de la tête rien que pour éviter la souffrance d’être mangés par des fourmis. J’aime toutes les races y compris les Français. Cependant, rendez-moi fou ou sage, si je devais remonter jusqu’à l’histoire de la pré-indépendance, j’aurais fait beaucoup plus que « koupe tèt boule kay ».
La responsabilité revient aux leaders politiques et aux dirigeants du parti Fanmi Lavalas en particulier. Qu’ils arrêtent de se servir du peuple ignorant pour réduire en cendres le pays ! Ce petit groupe de gens pouvant être acheté au moyen de quelques piasses ou convaincus par des discours populistes sont minoritaires. Les Haïtiens intelligents comme moi qui se sont retrouvés jadis dans le mouvement lavalas, voient clair maintenant. Qu’ils se ressaisissent et qu’ils contribuent à offrir une meilleure image d’Haïti que celle qui est projetée actuellement dans le monde. Yon sèl, nou pa anyen. Ansanm, nou se Haïti.


Rulio Oscar